Aujourd'hui, comme dans plusieurs sphères de la vie numérique, le web a facilité les choses. L'accès au financement s'est démocratisé, à tel point que n'importe quelle idée peut se financer en quelques jours, aussi loufoque soit-elle.
Avec l'émmergence des médias sociaux est né parallèlement le phénomène du crowd funding (ou production communautaire). Le principe est plutôt simple : Par l'entremise d'une plateforme de financement sur le web, plusieurs idées et projets sont proposés aux internautes. Ceux-ci peuvent y choisir celles pour lesquels ils désirent contribuer (généralement financièrement), en partie ou en totalité d'un montant demandé. En échange, les créateurs s'engagent à remercier leurs contributeurs, soit en leur cédant des parts financières du projets, soit en leur remettant des cadeaux à la hauteur de la contribution.
Le principe est semblable à celui des dragons de la populaire émission télé à Radio-Canada, sauf qu'ici, la communauté est seule juge de la viabilité d'un projet.
Plusieurs plateformes de financement sont d'origines québécoise. Il y a Haricot, lancée en 2011, qui permet non seulement le financement de projets, mais également le réseautage professionnel. Cette plateforme fonctionne selon le principe du tout ou rien, qui fait en sorte que les donateurs ne sont pas débités si le demandeur n'atteint pas la somme totale demandée dans le temps imparti.
À Québec, La Ruche se veut quant à elle une plateforme à portée plus régionale, puisque ses projets doivent avoir un impact dans la Capitale nationale. Ici aussi, le principe du tout ou rien s'applique.
Plusieurs projets qui n'auraient probablement pas vu le jours sans le web ont su bénéficier de ces plateformes. Outre les innombrables babioles de ce monde inventées par des inventeurs à l’imagination inépuisable, j'ai été interpellé par l'efficacité de ce modèle pour les athlètes amateurs. (Vous comprendrez qu'ici athlète amateur signifie qui ne bénéficie d'aucun salaire pour pratiquer un sport d'élite, ce qui est le cas de la plupart des athlètes de haut niveau.)
L'une de ces plateforme dédiée aux financement d'athlètes, c'est Makeachamp. Dans la foulée des récents jeux olympiques de Sotchi, plusieurs champions de diverses disciplines sportives y ont récolté les fonds nécessaires à l’atteinte de la performance ultime. Mais pas seulement des champions. En fait, la beauté de tout ceci, c'est que n'importe qui peut se déclarer aspirant champion et proposer aux internautes de contribuer à leur aventure sportive. Il suffit d'avoir un réseau social relativement étendu, quelques partages sur les médias sociaux, et hop ! Et même si vous n'amassez pas le total de la somme que vous demandez, vous vous retrouvez avec quelques milliers de dollars en provenance d'ici et là, famille, amis et connaissances. On est loin des bons vieux soupers spaghetti.
Facile, non ?
Bon billet Félix!
RépondreSupprimerJe n'ai jamais eu connaissance de ce phénomène! Je trouve ça fabuleux de voir encore une fois que le Web réussit à permettre une collaboration surtout quand il est question de gain financier. :)